ÉPISODE 146

 

 

Mardi 23 Nov.1965

 

La confession de Marian

 

Julie surprend Leslie en acceptant son invitation à dîner. Marian et John sont face à une terrible décision…

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

18,3 millions de téléspectateurs

soit 30,2 %

 

NARRATION : WARNER ANDERSON

Marian Fowler rentre à la maison. Elle s’est forcée à se poser des questions. Et elle a trouvé de vagues, mais effrayantes réponses. Des réponses qui l’ont conduites à la conclusion qu’elle a passé sa vie entière à tout éviter. Mais la maison n’est pas aussi vide ou sécurisante qu’elle l’avait espéré.

 

INTRO

Marian conduit jusqu’à la maison.

 

 

SCENE 1

Dans le living room, John salue Marian qui rentre. Il lui dit que c’est bon d’être de retour à la maison. Il lui offre un verre, qu’elle accepte volontiers. John a décidé de revenir à la maison pour lire, étant donné que la mer n’était pas très calme. Il demande à Marian ce qu’elle a fait pendant son absence. Il veut savoir si elle a soigné sa grippe. Voyant sa femme livide, il lui suggère d’aller s’entendre. Marian trouve qu’ils parlent dans le vide et que cela ne mène nulle part. John se souvient de leur première rencontre lorsque son cousin Nolan les avait présentés. Marian lui répond que cette nuit a été toute sa vie. John lui dit qu’elle peut avoir des enfants. Médicalement, tout va bien pour elle. Marian lui raconte tout à propos de Russ Gehring. Fou de rage, John jette sa femme à la porte et parle de divorce.

 

Dialogues de la scène 1

MARIAN : John ?

 

JOHN : Te voilà.

 

MARIAN : Tu es rentré tôt. Quelque chose est arrivée ?

 

JOHN : Et bien, la même chose qui arrive aux navigateurs depuis la nuit des temps. La météo.

 

John tente d’embrasser Marian, mais elle esquive son baiser.

 

JOHN : C’est bon d’être à la maison. Veux-tu un verre ?

 

MARIAN : Oui.

 

John prépare la boisson pour sa femme.

 

JOHN : Des rafales de vent, des vagues de 15 pieds. Je n’avais aucune chance de lire plus de trois mots sans être extirpé de mon siège. Alors j’ai pensé que la meilleure des choses à faire était de revenir à la maison et m’asseoir tranquillement pour lire sans être propulsé à travers la pièce à chaque meurtre juteux. (Il tend le verre à Marian). Et toi, Marian ? Qu’as-tu fait pendant mon absence ?

 

MARIAN : Moi ? Rien.

 

JOHN : Et ton coup de froid ?

 

MARIAN : Réglé en un coup d’éternuement.

 

JOHN : As-tu pris quelque chose pour ça ?

 

MARIAN : Oui. Pour être franche, je reviens juste du drugstore.

 

JOHN : Je te trouve toujours pâle. Peut-être serait-il bon pour toi de t’étendre un moment.

 

MARIAN : Non, je sens… John, qu’est-tu en train de faire ?

 

JOHN : Je pensais qu’on était en train de parler de ta santé.

 

MARIAN : Non, tu parlais de mon mensonge. Je n’ai pas de grippe et nous le savons tous les deux. Nous parlons dans le vide et tout ceci n’aboutit à rien.

 

JOHN : Y a-t-il un endroit en particulier où tu aimerais aller, Marian ?

 

MARIAN : Ne sois pas si condescendant. Ta femme te ment et tu réagis comme si cela arrivait tous les jours. La météo était au beau fixe aujourd’hui.

 

JOHN : D’accord, la météo était au beau fixe. Calme-toi, Marian.

 

MARIAN : Je reste calme depuis le jour de ma naissance… Te souviens-tu de la nuit où ton cousin Nolan nous a présenté ?

 

JOHN : Quel est le rapport ?

 

MARIAN : Cette nuit a résumé toute notre vie. Je n’avais pas réalisé cela jusqu’à ce soir. J’avais le sentiment de te connaître depuis toujours. Tout ce que tu disais ou faisais m’était tellement familier.

 

JOHN : Est-ce si mauvais, deux personnes qui se connaissent complètement ?

 

MARIAN : Oui, parce que cela empêche les délices des surprises. Je ne te jette pas la pierre. C’est ce que je voulais. Ou plutôt ce que je pensais vouloir. Jusqu’à…

 

JOHN : Jusqu’à quoi ?

 

MARIAN : Travailler à l’hôpital a signifié beaucoup pour moi. Les enfants… ils sont si vivants.

 

JOHN : Nous pouvons avoir des enfants. Il n’y a rien qui cloche chez toi.

 

MARIAN : Ils sont vivants, et ils me sentent être vivante.

 

JOHN : De quoi parle-tu ?

 

MARIAN : John, je dois te dire ce qui est arrivé. Je dois te le dire, mais j’ai si peur.

 

JOHN : Peur de quoi ?

 

MARIAN : Peur de te blesser.

 

Musique dramatique.

 

MARIAN : Je ne pouvais pas m’aider. J’avais besoin de quelque chose.

 

JOHN : Marian…

 

MARIAN : Il y a eu cet homme. Ne me demande pas de t’expliquer. Il était si différent. Je suis allée vers lui.

 

John fixe Marian du regard.

 

JOHN : VA-T’EN ! Maintenant. Va à Boston. Reste avec ta sœur. Plus tard, nous pourrons parler du divorce. Calmement et comme des gens civilisés. Quand je serai de retour, je ne veux plus te voir ici.

 

John attrape son manteau pour partir.

 

MARIAN : John… laisse-moi t’expliquer…

 

John la gifle avec sa main droite. Puis il s’en va.

 

 

SCENE 2

Elliot se trouve au poste de police, essayant d’obtenir des informations sur le délit de fuite. Le sergent de police lui montre le rapport de l’accident. Fowler arrive précipitamment et l’officier lui parle du rapport d’Al Pearson sur le pare-choc de la voiture de Marian. Fowler demande à Elliot de le suivre dans son bureau.

 

 

SCENE 3

Julie entre dans le living room tandis que Betty descend les escaliers. Julie lui demande où Steven l’emmène ce soir. Betty hausse les épaules : « A l’auberge, probablement ». Puis Betty parle à sa mère de Rodney. Elle mentionne le fait que Julie doit rendre visite à George demain. Julie lui demande pourquoi. On sonne à la porte. Betty lui dit par dessus l’épaule : « parce que c’est son anniversaire ». Julie ouvre la porte et trouve Leslie Harrington face à elle. Elle l’invite à entrer. Betty, peu ravie de le voir, monte au premier. Julie soupire : « Que viens-tu faire ici ? ». Il lui répond qu’il pensait l’inviter à dîner. Le téléphone sonne. C’est David Schuster. Il lui parle de son projet d’automatiser la Fabrique, de Howard Cable, Bates et Davis, des spécialistes de l’automatisation à Chicago. Ils doivent venir demain et il lui demande de se mettre à son avantage et de les traiter comme des rois. Elle raccroche. Julie offre un verre à Leslie et accepte son invitation.

 

 

SCENE 4

Constance se trouve dans la chambre d’Allison lorsque Michael entre et se joint à elles. Il lui demande de rentrer chez elle et de se reposer. Mais elle ne veut pas partir. Michael décèle un mouvement dans les yeux d’Allison. Cela prendra du temps, mais le premier pas a été franchi. Il y a de l’espoir. Une lueur d’espoir réapparaît dans les yeux de Constance.

 

 

SCENE 5

Fowler retourne chez lui. Il s’assoit dans la pénombre de son living room. Marian est partie.

 

 

SCENE 6

Betty et Steven se rendent au bureau de Steven. C’est la première fois que Betty voit son bureau. Elle demande si elle doit attendre à l’extérieur. « Vous faites comme vous voulez », lui rétorque-t-il en souriant. Ils s’amusent et Steven lui demande de partir avant qu’il ne lui donne une fessée. Il coure après elle pour l’attraper, puis l’embrasse.

 


 

DANS LE PROCHAIN EPISODE

Rodney parle avec Elliot, Steven avec Betty, Stella avec Gus.

 

RODNEY : Stella Chernak a menti. Et si elle continue à mentir, je vais être déclaré coupable, à moins que je n’arrive à prouver qu’elle a menti.

 

STEVEN : Les renseignements personnels de Stella. Les avez-vous déjà vu ? Betty, tant que le dossier personnel de Stella restera dans un tiroir, Rodney aura des problèmes.

 

STELLA : Je ne le ferais pas.

GUS : Alors je le ferais. Si tu ne le fais pas, j’irais voir Fowler et je lui dirais.

 

 

EPISODE 145

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